Recyclage : les filières se tendent

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L’évolution des modes de vie et de consommation a donné lieu à une augmentation des quantités de déchets générés par les foyers. En 2016, les ménages français ont produit 568kg de déchets ménagers et assimilés par habitants. En France, 65% des déchets sont réinjectés dans une filière de recyclage et 6% sont valorisés énergétiquement. Les 29% restants partent pour l’élimination. 

 

L'absence de débouchés

Avec l’augmentation de la production de déchets, la France a su s’adapter rapidement en développant un système de collecte performant. Mais une fois les déchets collectés, encore faut-il trouver un preneur pour le recyclage de la matière. Or, l’Europe manque d’industries de recyclage pour être autonome et les centres de tri se retrouvent désormais en excédent de matières. Une crise qui s’est amplifiée en 2019, l’absence de débouchés et l’abondance de matière entrainant l’effondrement du prix de rachat.

 

L'explication ?

L’Asie a entamé en 2019 une fermeture progressive de ses  frontières aux déchets Européens. C’est donc toute l’Europe qui se retrouve saturée et, indirectement, le marché Français. Bien que le SMICTOM SE 35 valorise 92% de ses déchets en France et 8% en Espagne, cette affluence de matière sur le marché entraine une baisse inexorable du prix de rachat et donc ampute directement le financement de la collectivité. Le SMICTOM SE 35 met tout en oeuvre pour contenir ces baisses de prix. Cependant cela confirme que le meilleur geste écologique est de réduire en premier lieu les déchets, même les déchets recyclables.

 


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