Les collectivités sont confrontées à une flambée des coûts des déchets. En 2021, les coûts de gestion des services publics des déchets se sont envolés.
La cause :
La hausse de la Taxe Générale sur les Activités Polluantes (TGAP) applicable à l’incinération et à l’enfouissement des déchets. Pour amortir ces augmentations et maintenir le montant de la tarification des usagers, il devient donc indispensable de réduire au maximum les déchets présents dans la poubelle grise.

La TGAP, qu'est-ce que c'est ?
La TGAP est une taxe gouvernementale mise en place depuis le 1er janvier 2000 qui incite les entreprises ou collectivités à réduire leur empreinte environnementale. En matière de gestion des déchets, son objectif est de favoriser le tri, la prévention, la réutilisation et le recyclage en amplifiant le coût de l’élimination pure (incinération ou enfouissement).
Elle s’applique donc sur les tonnes d’ordures ménagères incinérées et sur les encombrants des déchèteries qui partent en enfouissement (ou dans une moindre mesure à l’incinération). D’ici 2025, la loi de finances 2019 prévoit une augmentation progressive mais importante de la TGAP, impactant les taxes payées par les collectivités pour la gestion des déchets.
AGIR COLLECTIVEMENT POUR CONTENIR CETTE AUGMENTATION

Comment amortir ces augmentations et limiter les répercussions sur la tarification des usagers ? Pour essayer de maitriser cette hausse, le SMICTOM agit quotidiennement et met en place des actions lui permettant de réduire ses coûts de collecte et aux usagers d’enlever davantage de déchets du sac d’ordures ménagères :
- depuis plusieurs années : multiplication des filières de valorisation en déchèteries (mobilier, seconde vie, déchets électriques et électroniques, etc.),
- en 2022 : adaptation du rythme de passage du camion au réel,
- dès 2023 : simplification des consignes de tri avec l’ajout de tous les emballages plastiques,
- dès 2024 : intensification du tri à la source des biodéchets grâce au compostage.